Les risques de dysfonctionnements

Les risques de complications

La mise en place d’un dispositif de dérivation est un des gestes les plus courants en neurochirurgie. Cette intervention chirurgicale est maîtrisée mais elle n’est pas sans conséquence.
Il arrive en effet que ce dispositif de dérivation dysfonctionne au cours de la vie.
Il peut se boucher, se casser ou s’infecter. Les complications peuvent subvenir à tout moment.
Nous vous conseillons d’être suivi régulièrement dans un service de neurochirurgie (plusieurs fois par an après l’intervention et systématiquement tous les deux à trois ans par la suite).
Il est également souhaitable de vous constituer un dossier médical comportant les principaux comptes-rendus d’opérations et de consultations, les IRM et les scanners de référence.

L’urgence de l’hydrocéphalie

En cas de dysfonctionnement, le volume des ventricules qui stockent le liquide cérébrospinal peut très vite augmenter et cela peut avoir de graves conséquences pour le patient.

Tout dysfonctionnement entraîne une situation d’urgence.

Cela nécessite une rapide identification des symptômes et une prise en charge adaptée du malade (par un service de neurochirurgie en priorité ou le SAMU en cas d’extrême urgence).

La carte de soins et d’urgence est là pour vous aider face à cette situation d’urgence.

 

Que faire si votre dérivation dysfonctionne?

Bien identifier les symptômes d’un dysfonctionnement

Les symptômes pouvant faire penser à un dysfonctionnement varient en fonction de l’âge :

Nourrison et tout petit Enfant plus grand et adulte
(dont le crâne n’est pas encore fermé)  
augmentation du volume du crâne maux de tête
fontanelle bombante nausées, vomissements
vomissements somnolence
somnolence baisse d’acuité visuelle
regard en coucher de soleil (les yeux se fixent vers le bas), ralentissement psychomoteur avec une baisse des résultats scolaires pour l’enfant
irritabilité, modifications du comportement (enfant grognon). irritabilité
Perte d’appétit changement de comportement, (modification de la personnalité)
crises d’épilepsie

Attention : Certains de ces symptômes peuvent être masqués par la prise de médicaments.

Contacter le service de neurochirurgie ou le SAMU

Si vous ressentez plusieurs des symptômes évoqués ci-dessus, appelez immédiatement :

  • l’hôpital référent où vous êtes suivi (et demandez à parler au neurochirurgien de garde 24H/24) ;
  • le SAMU – Centre 15 en cas d’extrême urgence (somnolence ou épilepsie).

Les informations à transmettre au médecin :

Lors de l’appel, préciser :

  • que vous êtes porteur d’une valve de dérivation du liquide cérébrospinal ou d’une ventriculocisternostomie (si vous dites seulement « valve », le service d’urgence pensera qu’il s’agit d’une valve cardiaque),
  • les symptômes identifiés,
  • les coordonnées de l’hôpital et du neurochirurgien référents si vous contactez le SAMU (les services d’urgence prendront contact avec eux),
  • si vous prenez des médicaments.

Que se passe-t-il ensuite ?

Lors de votre appel, le médecin décidera de la conduite à tenir :

  • rester à votre domicile et surveiller,
  • aller voir un médecin généraliste,
  • aller dans le service de neurochirurgie pouvant vous recevoir,
  • aller dans le service d’urgence le plus proche,
  • attendre une ambulance ou l’équipe du SAMU – Centre 15

Si le service d’urgence décide de vous envoyer vers un hôpital autre que votre hôpital référent, veillez à ce qu’il dispose d’un maximum d’informations à votre sujet :

  • donnez le nom de l’hôpital où vous êtes suivi et le nom du neurochirurgien référent,
  • montrez votre carte de porteur de valve ou la carte de soins et d’urgence de Tête en l’air avec les dernières mises à jour,
  • transmettez les copies des comptes rendus d’hospitalisations et d’opérations et vos imageries référentes sous forme de CD.