Les principaux examens médicaux

 

PRESENTATION

Tout enfant hospitalisé en neurochirurgie pédiatrique commence par passer un scanner ; ensuite, si les renseignements obtenus ne sont pas assez précis, l’enfant peut être amené à passer une IRM. D’autres examens, comme l’artériographie, peuvent s’avérer nécessaires par la suite. Ces trois examens, qui comptent parmi les plus fréquents, ont lieu en service de radiologie ; un brancardier accompagne l’enfant depuis le service de neurochirurgie jusqu’au service de radiologie. La présence des parents est vivement recommandée, car elle constitue un facteur apaisant majeur.

SCANNER

Il s’agit d’un examen radiologique classique, traité par un ordinateur. Le scanner est aisément accessible, c’est un examen qui ne demande pas de délai d’attente, et permet d’obtenir rapidement (une vingtaine de minutes) une image précise, en coupes, du cerveau.

IRM

Imagerie à Résonance Magnétique. L’IRM est complémentaire du scanner ; c’est une technique de radiologie qui n’utilise pas les rayons X mais la réaction de l’eau contenue dans l’organisme lorsqu’on lui applique un champ magnétique très élevé. L’examen dure entre une demi-heure et une heure et nécessite la plus grande immobilité. Pour cette raison, l’IRM peut parfois être pratiquée sous anesthésie générale. L’IRM est un examen qui peut être impressionnant mais non douloureux.

ARTERIOGRAPHIE

C’est l’examen des vaisseaux sanguins du cerveau. Elle se fait toujours sous anesthésie générale chez l’enfant. Le médecin introduit un cathéter dans l’artère fémorale et le fait remonter jusqu’au cerveau. Il injecte alors dans ce cathéter un produit de contraste qui permet de visualiser les artères et les veines du cerveau.
On peut alors repérer d’éventuelles malformations vasculaires, des déformations de la paroi artérielle ou des occlusions artérielles et/ou veineuses. On peut également à l’aide de ce cathéter injecter un produit qui répare les vaisseaux lésés.

ECHOGRAPHIE TRANSFONTANELAIRE

Elle ne peut être réalisée que lorsque la fontanelle est perméable et non ossifiée. Elle est donc difficilement praticable après l’âge de 1 an. L’échographie transfontanelaire est couplée aujourd’hui à l’utilisation du doppler couleur qui permet de repérer plus précisément les structures vasculaires du cerveau.

ELECTRO-ENCEPHALOGRAMME

Cet examen enregistre graphiquement au moyen d’électrodes qui sont placées sur la surface du cuir chevelu des différences de potentiel électique. Cet examen est indolore et est pratiqué pour la recherche d’une épilepsie.

EXAMEN DU CHAMP VISUEL

Le champ visuel, c’est l’espace visuel périphérique vu par l’œil. Il s’étend normalement de 60° en haut, 70° en bas et 90° environ latéralement ce qui correspond à un objectif photographique « grand angle » de 180 °. Lorsque le champ visuel est altéré, des zones du champ sont moins sensibles, voire aveugles. Relever le champ visuel, c’est déterminer les limites du champ de perception de chaque oeil. Pour cela on utilise un appareil : coupole de Goldman ou plus récemment : champ visuel automatisé.Les patients regardent un point central fixe et doivent appuyer sur un bouton lorsqu’ils voient une lumière périphérique et fugace. On obtient un schéma qui montre l’étendu du champ visuel.

EXAMEN DU FOND DE L’OEIL

Cet examen permet d’observer : – La partie centrale de l’œil pour visualiser l’extrémité du nerf optique, des vaisseaux rétiniens – La partie centrale de la rétine (macula) – La partie périphérique de la rétine Cet examen est réalisé avec un ophtalmoscope. La dilatation préalable des pupilles n’est pas toujours nécessaire.

BILAN NEUROVISUEL

Les lésions cérébrales peuvent avoir pour conséquences certaines difficultés neuro-visuelles encore difficilement dépistées car l’acuité visuelle de l’enfant est le plus souvent normale. Ces troubles constituent une gêne importante dans la vie quotidienne de l’enfant et notamment sa vie scolaire.

Principaux troubles  :

  • Hémianopsie se caractérisant par l’affaiblissement ou la perte de la vue dans une moitié du champ visuel d’un ou plus souvent des deux yeux. Exemple : dans un dessin spontané, il manque la moitié gauche ou la moitié droite
  • Troubles du regard: troubles des saccades oculaires, difficultés pour saisir une cible précise ou pour explorer une scène visuelle complexe
  • Agnosies : incapacité de reconnaître ce qui est vu.L’information visuelle est bien reçue, mais elle n’est pas comprise.

Dès que ces « difficultés » sont suspectées, un bilan neurovisuel est prescrit par le médecin. Une rééducation orthoptique est généralement prescrite et se révèle souvent efficace si elle est conduite par un orthoptiste connaissant ces troubles neurologiques. Les difficultés de l’enfant doivent être expliquées aux enseignants et des aménagements scolaires prévus en liaison avec le médecin scolaire, le neurochirurgien ou le pédiatre oncologue suivant l’enfant et l’orthoptiste.

Consultations spécialisées dans les troubles neurovisuels :

  • Hôpital Robert Debré 48 Bd Serurier – Paris 75019 Tel : +33 (0)1 40 03 47 77
  • Fondation Ophtalmologique A de Rothschild 25- 29 rue Manin – Paris 75020 Dr Sylvie CHOKRON Tel : +33 (0)1 48 03 68 58

Bibliographie :

  • Michèle MAZEAU – Neuropsychologie et troubles des apprentissages. Du symptôme à la rééducation. MASSON.